Retour sur le livre point de départ de mes recherches épistémologiques, que j’avais autrefois brièvement présenté sur ce fil.
Ne pouvant malheureusement pas, faute de temps, effectuer une critique détaillée de chaque biographie, je vais donc me focaliser sur quelques-unes d’entre elles. J’espère néanmoins que ce résumé piquera assez votre curiosité, et suscitera éventuellement l’envie d’en apprendre davantage par vous-même.
Je profite de ma récente interpellation pour donner des nouvelles de mes recherches épistémologiques : elles avancent plutôt bien, et toujours dans la mauvaise direction.
Les correspondances que j’entretiens et les vieux ouvrages scientifiques que je parcours assidûment m’obligent à poursuivre dans cette voie rétrograde, parce que les réponses que j’obtiens ne me permettent pas de clore définitivement le débat tout en battant ma coulpe.
Cela étant dit, je n’empêche nullement les critiques de pleuvoir - ILYS a donc carte blanche pour se lancer, si elle le désire, dans une contre-offensive visant à anéantir mes thèses patabiologiques, à l’unique condition de prendre la peine de lire ce que j’ai lu -, et j’avoue d’ailleurs avoir apprécié le commentaire de Vincent dans le procès-verbal mentionné plus haut. Le fait que tout le monde puisse suivre, du mieux possible, mes avancées et ait accès aux mêmes informations que moi, me semble essentiel. Cela permet en outre à un éventuel contradicteur (cuistres exclus) de repérer une éventuelle erreur.
A l’heure actuelle, ma problématique est extrêmement simple : je cherche à savoir s’il est possible d’obtenir des cellules semblables à celles que Tissot a photographiées et, quelle que soit la réponse, POURQUOI. Autrement dit, qu’est-ce qui, dans le protocole expérimental du biologiste, est la cause de cette réticulation systématique* ?
C’est la raison pour laquelle je suis notamment la piste des fixateurs (formaldéhyde, glutaraldéhyde, tétroxyde d’osmium, colorants vitaux, etc.). Pour l’instant, toutes les réponses me conduisent à conclure que le protocole de Tissot est parfaitement exact. Mieux, l’utilisation de liquides physiologiques (Ringer / Locke) formolés induirait une fixation “douce”.
Voici par ailleurs quelques-unes des questions que je me pose encore :
- Tissot a-t-il été le seul à prendre systématiquement des clichés de ses préparations ?
- Pourquoi existe-t-il une telle différence entre les organites cellulaires observés en microscopie photonique et ceux observés plus tard en microscopie électronique ? En particulier : pourquoi l’appareil réticulaire interne décrit par Golgi lui-même n’a-t-il strictement rien de commun avec le complexe golgien décrit 30 ans après sa mort ?
- Pourquoi la méthode Pasteur ne me permet-elle pas de conserver mes grappes de raisin intactes pendant des siècles et des siècles ? (attention : niveau maternelle indispensable)
Pour conclure, je tiens à vous informer que j’ai reçu le premier volume de Tissot (670 pages, 330 planches) dont le contenu peut se résumer par la phrase suivante : “l’organisme animal en entier est constitué par une moisissure organisée“. Autant dire que l’internement est pour bientôt. Uhuh.
* Un biologiste de renom m’a dit qu’il s’agissait peut-être de cellules nécrosées voire mortes. Quand je lui ai demandé sur quels éléments il se basait, il m’a répondu que c’était ce qu’on lui avait alors dit lorsqu’il en avait vues. Point final. Outre le fait que, de toute façon, une cellule fixée est une cellule morte, je n’ai trouvé absolument aucune description d’un phénomène de nécrose qui entraînerait l’apparition d’un réseau cellulaire interne.
“Quant à la bouche, il n’y avait plus à en parler, hélas ! Elle avait été dangereuse autant que toutes les gueules et tous les suçoirs de l’abîme. Elle avait été cette fosse profonde où Salomon affirmait que doivent tomber ceux contre qui le Seigneur est en colère. Le baiser de ces lourdes lèvres, bestialement exquises, cassait les nerfs, fripait les moelles, détraquait les cervelles, dévissait toutes les cuirasses, déboulonnait jusqu’à l’avarice, transformait les aliénés en idiots et les simples imbéciles en énergumènes. Un syndicat de faillite était embusqué sous la langue de cette bouche, et trente-deux bureaux de pompes funèbres ficelaient leurs dossiers à l’ombre caniculaire de ses dents. Quand elle crachait, la terre avait envie de devenir poissonneuse comme la mer et l’Océan lui-même aurait à peine pu répondre, en se tuméfiant d’orgueil : L’écume de mes naufragés n’est pas moins amère !”
Léon BLoy, Le Désespéré, éditions Underbähn (2005), p.241.
N’ayant pas le courage nécessaire pour affronter seul les monstruosités scénaristiques produites par le service public français, dans lesquelles de braves et sympathiques jeunes de banlieue, profondément illettrés, tirent des villages entiers de péquenauds blancs de cette morosité nationaliste - tendance extrême-droite, bien sûr - qu’insufflent les traditionnelles fêtes de village, je reconnais avoir néanmoins assez de force pour porter mon regard sur quelques productions humoristiques estampillées Canal+.
Cet été, la chaîne de la subversion submersible diffuse le Jamel Comedy Club, émission de stand-up présentée par le sinistre crétin du même nom, et lancée dans le but de promouvoir de nouveaux talents. De différentes couleurs, cela va sans dire. Et venant de banlieue, bien évidemment.
Le résultat, c’est que je n’ai jamais vu une émission de télévision au cours de laquelle la couleur de peau des gens fut à ce point mise en avant. Visiblement, l’origine ethnique des comédiens, tout comme celle du public présent dans la salle d’ailleurs, est un sujet bien plus important que l’humour.
Le résultat, c’est que la plupart d’entre eux sont passables, et beaucoup sont même particulièrement médiocres. S’ils incarnent “la nouvelle génération de comiques”, alors ce n’est pas demain la veille que je vais cesser de vanter les louanges de comiques anglosaxons.
Le résultat, c’est qu’il faut être dorénavant de couleur - ou, si vous êtes blanc, de banlieue - pour pouvoir oser une histoire drôle portant sur un trait culturel.
A n’en pas douter, l’avenir de la comédie française se présente également sous un ciel radieux…
Malgré tout, il y a tout de même un ou deux comédiens qui ont un réel talent.
Le meilleur étant, à mon avis, le dénommé Ben (sketch 1 ; sketch 2). Précisément parce qu’il s’affranchit du carcan racialiste imposé par l’émission, et qu’il se borne à travailler son texte et sa diction.
Ce jeune homme a du talent non parce que son père est algérien, et qu’il vient de banlieue, mais parce qu’il sait jouer avec les mots.
Quelque part, je me dis que je n’aurai jamais dû me lancer dans une telle aventure. J’aurais dû me contenter d’attendre patiemment qu’un biologiste un peu curieux tombe par hasard sur mon article et me demande des détails sur les travaux de Tissot.
Mais les probabilités qu’un tel événement survienne étant relativement faibles, c’est finalement moi qui suis en train de m’introduire à pas feutrés dans les laboratoires et les têtes de scientifiques dispersés aux quatre coins de la planète (France, Italie, Suède, Royaume-Uni, Australie, et Etats-Unis, pour être précis).
Je me rends aussi compte que je ne peux faire autrement : je rêve de réseaux cytoplasmiques. Pire : chaque fois que je vois une coupe végétale ou animale “officielle”, je n’arrive plus à voir autre chose qu’un joyeux bordel.
Il faut dire que, de leur côté, les scientifiques ne me facilitent pas vraiment la tâche : ils ne se posent pas de questions. En tout cas, il ne se pose pas les questions que je me pose, alors qu’elles me paraissent essentielles. L’influence des fixateurs chimiques en est une, et elle est sans doute la plus importante de toutes. Certes, il existe une vaste littérature sur ce sujet, mais elle ne débouche sur rien d’autre qu’elle-même. Les auteurs de telle publication démontrent que tel fixateur détruit les capacités de certaines cellules ; ils ne pensent pas à observer lesdites cellules. Les auteurs de telle autre publication démontrent que tel autre fixateur altère la conformation de protéines membranaires ; ils ne font aucune expérience sur des organites cellulaires préalablement isolés.
Et ces fixateurs continuent d’être utilisés.
Et je commence sérieusement à me demander si nous avons la moindre idée de ce qui se trouve réellement dans une cellule.
Pour ma propre santé mentale, je dois tirer cette affaire au clair.
And so he kept digging…
Comme je l’avais annoncé précédemment, ce nouvel article sera consacré à la biologie, et plus précisément à la constitution des organismes animaux et végétaux. Cela me permet en outre d’inaugurer une nouvelle rubrique : Hérésie.
Je devais prochainement publier dans la rubrique “Marchenoir” un article sur l’exception musicale française mais, ayant récemment terminé la lecture d’un ouvrage absolument remarquable, je suis obligé d’aborder un autre sujet, autrement plus sérieux : la biologie.
Je vous préviens à l’avance : Louis Pasteur est une ordure.
Note : this article is guarantied 100% bolcholiberalism-free.
“La route est droite, mais la pente est raide“, dit un jour, non sans justesse, un Haut Publicitaire français.
Après avoir récemment visionné les restes audiovisuels du “Grand Congrès fondateur” d’Alternative Libérale, je me suis demandé si les différents intervenants et membres de ce parti sont bien conscients qu’il s’agit de gravir ladite pente et non de la descendre, fût-ce en roues libres. A force de lire et d’écrire sur le déclin de la France, ont-ils fini par être inconsciemment poussés vers ce sombre précipice que certains membres du forum PF pensent, pour diverses raisons, inévitable ? Au regard de certaines idées défendues lors de ce rassemblement, c’est en effet ce que je crains. Continue reading ‘De Bric et de Broc’
Note explicative :
Cette missive aurait dû paraître bien plus tôt, et je suis le premier à regretter sa publication tardive. Je sais que plusieurs membres PF l’attendaient, et je suis désolé si, à force de reports successifs, tout ceci commençait à prendre des airs d’arlésienne. Faute de temps, j’ai souvent dû remettre cette mise au poing à plus tard. Néanmoins, parce que beaucoup de choses devaient être dites, et quelques comptes réglés de manière nette et définitive, je me devais aussi de prendre le temps nécessaire, afin que le contenu de cette lettre sonne le plus juste possible, et que chaque paragraphe soit une sanction sans appel.
Je ne vous cacherai pas que j’ai également hésiter à la publier en ces temps de paix relative avec les jackies onanistes qui ont péroré, pérorent et péroreront encore sur le forum PF, et sur ses membres les plus actifs. Le timing n’est sans doute pas des plus judicieux, et j’aurais clairement préféré lancer cette offensive au moment le plus intense de la crise. Cependant, comme je n’aime guère laisser en chantier quelque chose et qu’il pourrait s’écouler plusieurs mois avant que PF ne soit de nouveau cloué au pilori par d’affables torche-culs, je préfère prendre les devants et botter les derrières qui se reconnaîtront, histoire d’en finir une bonne fois pour toutes avec les élucubrations et les mensonges éhontés proférés ici et là vis-à-vis de personnes qui n’ont pas l’heur de plaire à des andouilles pataugeant libéralement dans leur prurit idéologique.
Pour finir, je tiens à préciser que ces écrits relèvent d’une démarche personnelle, que tout ce qui suit n’est que le reflet de mon opinion la plus sincère - ce n’est donc pas l’oeuvre d’un frère imaginaire -, et que les commentaires qui ne manqueront sans doute pas de fleurir seront susceptibles d’être censurés, selon mon bon vouloir. A bon entendeur…
Continue reading ‘Lettre à un (ancien) ami’
Lancement officiel du projet Shark’O et Crooky Jack, où deux personnages fictifs que tout oppose commenteront l’actualité politique nationale et internationale, disserteront sur le sens de la vie, et s’affronteront lors d’épiques joutes de Sudoku.
Un grand merci à Syr Daria et à Bidou, son agent, pour leur participation à cette oeuvre déjà culte.








