Expérience

11 février 2007

Bender Labs, dimanche 11 février 2007, 20 Uhr in Deutschland

Essai numéro 1

Résultat : 110 réponses, essentiellement quelques liens vers des sites juifs tels que Guysen ou Arouts ainsi que vers des sites catholiques.

Essai numéro 2

Résultat : 660 réponses provenant de tout un tas de médias germaniques, y compris le polyglotte Euronews.

Conclusion : le terme Mont du Temple, connoté en France ultra-méga-sioniste qui mange du palestinien au petit déjeuner, est un terme générique courant en Allemagne. How strange.

Révélations!!

22 décembre 2006

Le lecteur du Monde est souvent un trou du cul. C’est cliniquement prouvé. Largement documenté. Un sujet consensuel dans la communauté scientifique.

Le trop célèbre quotidien a en effet eu la mauvaise idée de reprendre sur son site internet un essai de la nouvelle Mazda MX-5 à toit rétractable. L’article est court, informatif, plutôt positif. Pas vraiment une référence pour quelqu’un qui souhaite acheter un nouveau modèle. Plutôt un coup d’oeil rapide à l’actualité automobile en phase avec la presse spécialisée.

Pas de quoi faire en fromage, donc. Ce n’est pas ça qui remet en cause la ligne farouchement Delanoienne du journal et son idéologie soviétique anti-voitures.

Vraiment?

Argh voilà le Monde attaqué de toutes parts par ces fidèles lecteurs pour glorification de voitures. Ces pauvres types n’y comprennent plus rien. Complètement déboussolés, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Un jour, La Référence leur explique qu’il faut exterminer tous ces salauds d’automobilistes qui polluent et provoquent “des ravages”. Là ça va ils comprennent. Et puis tiens aujourd’hui non, L’Evangile Bobo publie un article qui parle d’une voiture pour en dire autre chose que du mal sans même conseiller ni de la brûler pour exprimer sa juste colère, ni de la rayer pour faire chier le proprio (un Sarkozyste sans doute) ni même pour lacérer les pneus (hahaha). Le lecteur n’y comprend plus rien. Ses repères se confondent. Que d’angoisses.

Heureusement, en bon socialiste, le lecteur abonné du Monde a un esprit rebelle. Pas question de tout gober sans rien dire. La réplique n’a pas tardé. La colère gronde : cachez-nous ces vilaines usines à CO2. On veut un autre reportage sur le tramway. On veut un autre article sur la fonte des neiges. On veut du réchauffement climatique, de la fin du pétrole.

Stop à l’indécence! Sus à la complaisance!

Le bon syndicaliste français

1 novembre 2006

Ce matin, je lisais un article du Monde intitulé “Le traitement de choc de M. Ghosn”. L’article décrit quelques-unes des mesures prises par Carlos Ghosn pour redynamiser le groupe Renault après quelques années de léthargie sociale-démocrate dans le sillon du consensuel M. Schweitzer, l’énarque fabusien qui dirigeait l’entreprise avant Ghosn.

Carlos Ghosn est une huile internationale, une star mondiale, une vraie référence qui fait honneur aux Jésuites et à Polytechnique, qui ont assuré entre autres son éducation académique. Sa réputation s’est faite notamment grâce au redressement de Nissan au Japon, un pari (pris par l’énarque fabusien sus-mentionné) hyper risqué et qui se révèle hyper profitable. M. Ghosn n’est pas du genre à laisser ronronner une entreprise, et encore moins à tolérer la médiocrité. Comme tout bon manager, il est tourné vers la performance, motive ses troupes par des objectifs ambitieux, pilote l’exécution et contrôle les résultats sur une base factuelle.

En clair, M. Ghosn est un excellent PDG, qu’on s’arrachait du côté de Detroit il n’y a pas si longtemps que cela. Avec un tel profil, il ne peut pas plaire à tout le monde. On s’attend logiquement à ce que le culte légitime de la performance financière ne parle pas aux camarades marxistes. Mais ils ne se contentent pas de n’être pas d’accord. Certainement nostalgiques du bon vieux temps où Renault faisait des pertes abyssales (produits merdiques, sureffectifs, grèves, etc.), le camarade Noël, de l’inévitable CGT, se permet ni plus ni moins que d’insulter son patron.

Je pèse mes mots, mais le nouveau PDG Carlos Ghosn est un type dangereux”

C’est que ce M. Noël n’est pas un simple syndicaliste, c’est le “délégué central”, autant dire qu’il ne doit plus passer beaucoup de temps sur la chaîne de montage. Etant archi-protégé, il peut y aller de son commentaire diffamant sans crainte de sanction. On croit rêver, mais non, nous sommes en France, le paradis des planqués pourvu qu’ils soient convenablement encartés. D’ailleurs, il n’en est pas à son coup d’essai. Ainsi les méthodes de la direction sont-elles “dignes du grand banditisme “. Oui Camarade, la lutte continue!

M. Ghosn a l’air bien parti pour moderniser Renault et faire disparaitre les dernières traces du collectivisme ancré pendant près de 50 ans. L’article du Monde apporte des témoignages de personnes inadaptées au monde concurrentiel qui luttent sans trop y croire. Heureusement pour ces gens-là, il reste les collectivités locales ou la Poste pour se recycler.

Une fois sa mission accomplie chez Renault, que dirait Carlos Ghosn d’un passage à Matignon?

Pas un pour relever l’autre

27 octobre 2006

Il est des métiers pénibles et d’autres qui sont plus agréables. Dans cette dernière catégorie, on pourrait sans peine classer le journaliste automobile. Son dur labeur consiste notamment à se faire inviter à des petites sauteries aux Seychelles tous frais payés, à faire le pique-assiette dans des cocktails de standing ou encore à choisir dans un parking le véhicule dans lequel il partira en week-end avec bobonne, véhicule mis à sa gracieuse disposition, il va sans dire.

Mais dans journaliste automobile, il y a aussi journaliste. Ce qui veut dire qu’un certain nombre d’entre eux écrivent des tests, des essais, des comparaisons, etc. que l’on retrouve dans la presse spécialisée. Chaque publication a évidemment son rédacteur en chef. C’est un peu le chef des journalistes. Le Boss. L’Amiral. Respecté et admiré pour son expérience, son talent, son grand savoir.

Un exemplaire du magazine belge “Le Moniteur Automobile” m’est passé récemment entre les mains. Il me semble qu’il est aussi distribué en France. Enfin bref, n’ayant rien de bien excitant à faire, je me décidai à le feuilleter rapidement, feuilletage qui s’interrompit en fait dès la première page, celle de l’incontournable “Editorial” signé du rédacteur en chef. Oui, le type respecté et admiré. Au Moniteur Automobile, il s’appelle Xavier Daffe.

Pour son édito du numéro 1378, Monsieur Daffe a décidé de mêler politique et automobile. Dans son rôle de défenseur des 4 roues, Monsieur Daffe commence son article par un rappel d’une nouvelle récemment arrivée des USA : le gouverneur de l’Etat de Californie, Arnold, souhaite poursuivre en justice 6 constructeurs au motif qu’ils sont responsables d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre. A juste titre, Xavier Daffe s’étonne de cette décision parfaitement stupide. “On marche sur la tête” dit-il. Effectivement, voilà une démarche peu glorieuse qui, je l’espère, n’aboutira pas.

Malheureusement, l’édito ne s’arrête pas à cette dénonciation légitime de la personne de bon sens. La phrase suivante annonce la couleur de la suite, et il faut bien le dire, décrédibilise totalement Xavier Daffe, et de par sa position, le journal tout entier. Je cite :

Voilà donc un des 52 Etats de l’Union en train d’attaquer le secteur automobile de front alors que tout, depuis des décennies, a été fait pour faire fuir le piéton des centre-villes -qui n’existent pas au sens où nous l’entendons- et pour mettre la bagnole au coeur de cette sacrée sainte notion de liberté individuelle.

A moins que Daffe ait des informations toutes fraîches sur l’impérialisme triomphant au sujet de l’annexion de l’Afghanistan et de l’Irak, il y avait aux dernières nouvelles 50 Etats aux USA. Mais ce n’est pas son ignorance démontrée qui empêchera M. Daffe de faire dans la critique anti-américaine. Il est lancé, alors pourquoi s’arrêter si rapidement? Je rappelle qu’il ne s’agit pas d’un article du PTB.

Une voiture là-bas, c’est comme une arme à feu; c’est “indispensable” et ça doit être aussi gros et impressionnant que possible.

Difficile de concevoir comparaison plus grotesque. A vrai dire, on la croirait sortie de la bouche d’un quelconque Verdâtre qui voit dans tout engin motorisé une menace pour l’humanité. Un tel enchaînement de clichés laisse rêveur. On savait que tous les Yankees étaient des attardés conduisant des pick-up de 6m mais on avait tendance à oublier qu’ils cachaient tous en plus un M16 dans la boîte à gants, et une mitrailleuse sur le plateau arrière.
Mais le plus ridicule reste encore à venir.

Tandis que les prix de l’essence anormalement bas ont poussé la plupart des automobilistes à opter pour des gros 4×4 V8.

C’est ça le lobby automobile dont on nous rebât les oreilles à longueur d’année? Un type qui trouve que ne pas payer 80% de taxes sur un produit de consommation courante est anormal! La bonne blague. Jusqu’il y a quelques années, le gallon de super devait valoir aux alentours d’un dollar. Sans doute le prix juste pour un produit naturel que l’on trouve en abondance et que l’on traite en grande quantité. Avec des ennemis comme ça, les Verdâtres peuvent prendre leur retraite.

Revenant à son propos initial, Xavier Daffe fait tout de même une comparaison assez bien vue:

Ca fait penser à ce fumeur qui a tiré sur des clopes toute sa vie et qui, se voyant malade, décide d’intenter un procès à l’industrie du tabac.

Le parallèle est assez juste, cependant une fois encore, M. Daffe aurait mieux fait de s’arrêter là. Non, il était dit que cet edito devrait contenir un maximum de piques.

Ne riez pas; ça s’est vu… aux USA

Ah mais personne ne rit, mon bon monsieur. D’autant que votre “scoop” prétendument hilarant n’a en fait rien d’exclusif. En effet, vos lecteurs français se souviendront que ça s’est vu aussi… en France.

Le coeur de la liberté d’expression bat fort

4 octobre 2006

http://www.topfreeforum.com/soutienredeker/

Le webmaster devrait revoir son plan de communication.

A moins que tout le monde s’en foute vraiment?

Keine Babys mehr

20 juillet 2006

Le phénomène du déclin démographique allemand n’a rien de nouveau. Il était même prévu depuis longtemps par les démographes qui s’appuyent sur des tendances durables et à forte inertie.
Depuis une bonne trentaine d’années, la natalité allemande décline. Il est loin le temps où une classe d’âge comptait près d’un million et demi d’individus (aux alentours des années 60 si je me rappelle bien). Le lent déclin qui a suivi cette période faste a été décrit et analysé de nombreuses fois depuis lors. Les Allemands n’ignorent rien du problème, encore que beaucoup ne qualifieraient certainement pas ainsi cet état de fait.
Ce qui se passe en Allemagne est sauf erreur de ma part exceptionnel : le déclin démographique d’une nation civilisée et riche en parfaite santé, qui vit en paix depuis plus 60 ans et qui accueille chaque année des dizaines de milliers d’immigrés. Plus que l’Allemagne, c’est toute l’Europe qui pourrait en dire autant, ainsi que le Japon (l’immigration en moins). Cependant, parce qu’il est le plus peuplé des pays européens, c’est sans doute en Allemagne que la chose a été la plus commentée. Exorcisme des années noires du nazisme et de sa politique nataliste, explosion du nombre d’avortements, études longues et désir de carrière, marasme économique et perte de confiance en l’avenir, tous ces éléments ont été avancés pour expliquer pourquoi depuis si longtemps, le nombre de décès dépasse le nombre de naissances et pourquoi le désir d’enfants était si peu présent chez les Allemands.

De ce que je perçois de l’Allemagne, le vieillissement de la population n’est pas un phénomène particulièrement choquant quand on se promène dans les rues. L’Allemagne n’est pas encore peuplée de vieillards. Les classes d’âge des personnes âgées actuelles sont celles qui ont souffert de la guerre, tandis que les générations du baby-boom sont encore relativement jeunes et actives. Mais elles n’ont pas fait beaucoup d’enfants. Si bien qu’aujourd’hui, le nombre de naissances en Allemagne est inférieur à 700000, soit moins qu’en France qui compte pourtant 20 millions d’habitants de moins.

BERLIN (AP) - La population vieillissante de l’Allemagne a baissé en 2005 pour la troisième année consécutive, selon des statistiques officielles publiées mercredi.

L’Allemagne comptait 82,4 millions d’habitants en 2005 mais en a perdu 63.000 par rapport à l’année précédente, selon le Bureau des statistiques fédérales. Les décès ont été plus nombreux que les naissances, une tendance qui s’est accentuée par rapport à 2004.

En outre, 17.000 Allemands ont quitté le pays en 2005 et 96.000 étrangers s’y sont installés, des arrivées qui n’ont toutefois pas suffit à empêcher une baisse globale de la population.

L’ex-Allemagne de l’Est a perdu 89.000 personnes en 2005, soit à peu près autant qu’en 2004. La plupart d’entre elles sont parties pour trouver du travail dans les Lander de l’ouest. L’Allemagne orientale voit sa population décliner depuis la réunification allemande en 1990, en raison de difficultés économiques plus marquées que dans l’ouest du pays. AP

Comme le souligne cette dépêche, c’est surtout à l’Est que la situation est désespérante. Malgré les investissements colossaux consentis à l’Ouest, malgré les rénovations de logements, malgré le déménagement du gouvernement fédéral à Berlin et l’arrosage généreux qui se poursuit encore aujourd’hui (Solidaritätszuschlag payée par tous les salariés de l’ouest, à fonds perdus semble-t-il), les habitants de l’ex-DDR continuent de fuir le paradis socialiste perdu. En fait, il semble que d’un point de vue démographique, l’Allemagne puisse être divisée en 3 parties: l’Est en voie de désertification, le Sud (Bade-Württemberg et Bavière) qui continuent de croître et à attirer les Allemands, et le reste du pays qui a tendance à décliner lentement.

Pour illustrer ces commentaires, voici quelques chiffres officiels qui comparent l’évolution de la population en 2005 sur 12 mois, c’est-à-dire une période en fin de compte très courte:

Population à fin novembre 2005, écarts absolu et relatif par rapport à fin novembre 2004

Le sud
- Bade-Württemberg: 10,739,000 +20,000 +0,19%
- Bavière 12,469,000 +25,000 +0,21%

Le centre (à titre d’exemple)
Rhénanie du Nord Westphalie: 18,060,000 -16,000 -0,09%
Hesse: 6,095,000 +6000 +0,1%

L’est
Saxe-Anhalt: 2,473,000 -25,000 -1.0%
Mecklembourg-Poméranie occidentale: 1,708,000 -12,000 -0,7%
Thüringe: 2,337,000 -20,000 -0,85%

1% d’habitants en moins en un an! Soit des milliers de logements vides, de magasins déserts, de bus inutiles…

Pour le moment, l’Est sert de réservoir à l’Ouest mais tôt ou tard, les bâtiments vides et les écoles désertes si courantes là-bas se multiplieront aussi à l’Ouest, à commencer par le Nord et la vallée de la Ruhr. A moins que les Allemands acceptent de réouvrir plus largement les vannes de l’immigration pour payer leurs retraites dont l’âge va prochainement passer à 67 ans. Merkel peut faire ce qu’elle veut, l’indice de fécondité ne gagnera pas 0,8 point du jour au lendemain.

Voilà ce qui attend la France.

Rions un peu avec l’automobile chinoise

8 juillet 2006

Tout le monde le sait, les Chinois nous boufferont. C’est programmé, la vague est encore loin mais elle déferlera tôt ou tard. Les premières tentatives ont piteusement échoué mais il en faut plus pour faire reculer un chinois.

Il existe pour le moment un tas de constructeurs plus ou moins locaux qui s’efforcent de rattraper leur retard à coups de consultants étrangers et de repompage même pas honteux.

Design alternatif, pneus en plastoc brillant, intérieur Fisher-Price… c’est un peu tout ça la voiture chinoise aujourd’hui. En attendant un mouvement de concentration prévisible et un débarquement en force de ces OVNIs, voici un petit tour d’horizon pas du tout exhaustif de la production chinoise.

BYD

Wikipedia nous apprend que cette entreprise fabrique aussi des caméras, des cartes mémoires, et de l’outillage automobile. Sans doute le futur Samsung, warf-warf. 60000 employés quand même.

Le site est évidemment très très moche mais je dois dire que les voitures présentent plutôt bien sur les photos. Enfin, tout est relatif. La gamme semble constituée de trois modèles.

La flyer
BYD Flyer

La F3
BYD F3

La F6 (merci BMW)
BYD F6

Chery

Bel exemple de l’absence totale de scrupules des Chinois quand il s’agit de copier:
Chery was able to scout a number of key engineers from South Korea’s Daewoo motor during its bankruptcy proceeding in 2001~2002, who took a complete set of plans with them and went on to create Daewoo vehicles at Chery. The copied vehicles are Daewoo Matiz (Chery QQ) mini car and Daewoo MagnusChery Eastar) mid-size sedan. They are exact replicas of Daewoos, being able to swap door panels and key components between them. Wikipedia

Chery a affiché rapidement des ambitions très grandes à l’export. Depuis, ils se sont un peu calmés. On sent qu’ils cherchent une légitimité qu’ils n’ont pas encore, ainsi ils citent dans le descriptif de leurs modèles les équipementiers occidentaux qui leur fournissent les composants.

Le site étant lent et peu fourni en photos, passons à autre chose.
Geely

Première marque à poser les roues dans un salon européen, Geely affiche des ambitions très fortes à l’export, notamment aux Etats-Unis où la marque a déjà son site.

Quelques modèles, dont certains rappellent Lada:

On enchaîne rapidement avec Great Wall et là, on attaque les choses sérieuses.

On pourrait continuer la visite chez Hafei, RedFlag, SAIC, Shanghai Maple, ShuangHuan, Soueast, TongTian, Xiali, ZhongHua et les autres.

Pour le moment, donc, on rigole. Comme on rigolait des Coréens il y a 20 ans?

Illegal aliens nach Hause

2 juillet 2006


Indigestion de beauferie

30 juin 2006

Le match Allemagne-Argentine vient de débuter.

Pourvu que l’Argentine l’emporte. Ras-le-bol de cette ambiance de pseudo-nationalisme à la noix. D’après mes statistiques personnelles, environ une voiture sur 10 arbore ces petits drapeaux ridicules. Le mec qui a inventé ça doit être riche à l’heure qu’il est.

Allez l’Argentine!

Succès anticipé

24 mai 2006

Les beaux jours reviennent, l’été approche, et son cortège de festivals hautement artistiques et grassement subventionnés aussi. A l’avant-garde de la promotion desdits festivals, on trouve une flopée de magazines branchouilles lus par la bobocratie parisienne et l’inévitable Le Monde, plus généraliste et qui s’adresse donc plutôt aux wannabe bobos.

Delanoë a réinventé la festivité durable en multipliant les initiatives citoyennes (immeubles en fête, coopérative de rue et de cirque, squats d’artistes, etc.) à Paris. Parti de la capitale, le mouvement s’est propagé et a rapidement gagné Lyon, victime d’une certaine forme de complexe d’infériorité et sûrement aussi d’une volonté d’évacuer une prétendue image de ville bourgeoise (beurk!) ennuyeuse. Enfin bref, la capitale rhodanienne s’est mise au diapason et a lancé ses propres manifestations artistico-collectivistes.

Au Monde, on soutient la décentralisation. Et on aime les festivals contemporains avec plein d’artistes jeunes et talentueux (puisque jeunes). Il fallait donc s’attendre à une couverture des 4e “Nuits sonores” (déjà la quatrième édition, ce qui nous met le lancement en 2003, soit la première année de règne du Prince lyonnais, Collomb 1er). Avec un nom comme ça, il faut s’attendre à de la belle daube électronique et une belle nuit blanche pour les voisins. Mais c’est un autre problème. Revenons au Monde.

Comme l’indique l’article du journal, le festival commence aujourd’hui, mercredi 24 mai 2006. Le site de la manifestation précise l’heure de début des festivités cacaphoniques : 18h. Ce qui n’empêche pas le Monde de titrer son article de l’édition du 25 -mais mis à jour le 24 à 17h- avec un optimiste “Le succès des Nuits sonores de Lyon”. Pas encore commencées, déjà un succès. On peut donc s’attendre à un article très objectif.

La première phrase nous plonge dans l’ambiance :

On les appelle les “nuits-sonoriens”. Un néologisme peu gracieux mais pratique pour désigner le public des Nuits sonores. Ils étaient 36 000 en 2005, gageons qu’en 2006 ils seront encore plus nombreux. Depuis mercredi 24 mai, le festival de musique électronique (mais pas seulement) lyonnais s’est déployé entre Saône et Rhône, précédé d’un rare enthousiasme critique et public.

Néologismes débiles flattant le bobo (être désigné par un néologisme, n’est-ce pas la preuve que l’on est nouveau, indéfinissable, qu’on échappe aux convenances rances?), prévisions gratuites et formules creuses voire mensongères (”rare enthousiasme du public” ben voyons), l’introduction fait fort. Avec une date bien choisie, n’importe quel festival à la noix pourrait attirer quelques touristes curieux qui passeraient par là, de même que n’importe quel groupe de pseudo-indiens incas joueurs de pipot créé un attroupement dans une rue piétonne commerçante.

Après une nouvelle affirmation gratuite (on accourt -le terme est repris deux fois- parfois même de l’étranger), le Monde nous parle d’une initiative qui suffirait à elle-seule à rendre ce festival citoyen : les nuit-sonoriens locaux hébergent les non-lyonnais dans un geste fraternel de partage. Comme le dit l’article, un peu de développement durable ne fait pas de mal.

La suite n’est qu’une suite de noms “d’artistes” totalement inconnus de l’individu triste et de passages de brosse à reluire, ainsi qu’un hommage indirect à la politique de Delanoë (tous les “talents” ont éclos dans les arrondissements parigots canailles acquis au Prince dans des structures qui têtent les mamelles socialistes).

Un article écrit avant un événement, ça en dit long sur la ligne éditoriale du quotidien de référence.

Fibre Optic

29 avril 2006

J’aime vraiment beaucoup cette publicité, encore que la qualité d’encodage soit un peu limite.

Je m’étais déja fendu d’un petit post sur Toyota il y a quelques semaines. Or, voilà que Nissan confirme l’arrivée en Europe d’Infiniti. Les Japonais ont donc enfin décidé d’attaquer l’Europe sur le haut de gamme. Je suis vraiment impatient de voir ce que ça va donner, et s’ils vont réussir à prendre quelques parts de marché aux Allemands.

Le temps où Lexus se contentait d’importer en Europe des voitures conçues pour les Etats-Unis semble terminé. Arrivée de Diesel, développement annoncé de modèles étudiés pour l’Europe et, donc, investissements marketing. La tâche s’annonce difficile mais loin d’être insurmontable, surtout quand on s’appelle Toyota. Le groupe possède les technologies les plus avancées, maîtrise la qualité comme nul autre et commence -timidement- à améliorer le design de ses modèles. Les motorisations ne sont pas encore au niveau de celles de BMW, mais tout bien pesé, le value for money est excellent. Reste évidemment l’image de marque et la valeur de revente qui pourraient repousser les riches progressistes, cible naturelle de la marque. A mon humble avis, une génération de véhicules encore sera nécessaire pour que Lexus devienne un acteur réellement compétitif sur la scène européenne. Le temps d’affiner le design, de compléter la gamme de moteurs et de transférer la technologie Hybride sur toute la gamme.

Pour Infiniti, la difficulté sera encore plus grande puisqu’ils partiront de 0. Le lancement d’une nouvelle marque est quelque chose de très excitant. Les récents exemples (les japonais il y a 30 ans, puis les coréens il y a une petite vingtaine d’années) concernaient des marques qui attaquaient le marché par le bas, visant le prolo et le papy. Dans le cas d’Infiniti, il s’agira de vendre d’emblée des voitures à plus de 30,000€. Voire beaucoup plus. Le succès est tout sauf garanti, Infiniti et Lexus vont commencer par se battre sur les quelques miettes de clientèle haut de gamme prêtes à choisir autre chose que le sacro-saint tryptique Audi-BMW-Mercedes. Mais ce ne sera pas suffisant, et il faudra aller battre les allemands sur leur terrain. Je leur souhaite bonne chance et j’espère qu’ils feront leur trou sur le marché. Un Infiniti FX, c’est quand même autrement plus beau qu’un BMW X5

Anti-semitic cartoon contest

12 mars 2006

Parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Mais qu’est-ce donc que le libéralisme?

15 février 2006

Il paraît que je suis mal placé pour parler de libéralisme. Je risquerais de mettre de fausses idées dans la tête des clients potentiels, voire de les dégoûter définitivement et de les faire fuir à grandes enjambées.

Je préfère donc laisser donc la parole à un libéral communément admis comme tel, encore que considéré tout juste fréquentable par certains.

Le libéralisme n’a jamais été une idéologie, j’entends n’est pas une théorie se fondant sur des concepts antérieurs à toute expérience, ni un dogme invariable et indépendant du cours des choses ou des résultats de l’action. Ce n’est qu’un ensemble d’observations, portant sur des faits qui se sont déjà produits. Les idées générales qui en découlent constituent non pas une doctrine globale et définitive, aspirant à devenir le moule de la totalité du réel, mais une série d’hypothèses interprétatives concernant des événements déroulés.

L’auteur de ces quelques lignes est un certain Jean-François Revel (un petit jeune qui débute, souhaitons-lui bonne chance).

J’imagine qu’un libertarien doit s’étouffer en lisant ces lignes. C’est simple : avec la définition donnée ici, le libertarianisme n’est pas du tout libéral, étant donné que nulle série d’événements passés de mise en oeuvre de cette doctrine n’a pu être analysée sérieusement, faute d’existence.

Cela dit, faire du libéralisme un simple recueil de recettes gagnantes, basées sur rien d’autre que de l’expérimentation, semble un peu léger. Revel voulait certainement dire que le libéral, contrairement au socialiste, est pragmatique, sait se remettre en cause, écarter les solutions qui ne fonctionnent pas (seraient-elles séduisantes sur le papier), bref ne s’entête pas dans des voies sans issue. Mais tout de même, qui pourrait se satisfaire d’un libéralisme qui ne serait basé sur aucun socle théorique clair, simple et ferme? Ces éléments constituent d’ailleurs, reconnaissons-le, la force du libertarianisme.

L’approche essentiellement empirique de Revel n’est pas satisfaisante, la rigueur toute théorique libertarienne reste une vue de l’esprit intéressante mais trop déconnectée de la réalité pour passionner les pragmatiques. Se positionner entre les deux est loin d’être évident car il est plus difficile d’être convaincant avec des règles générales souffrant d’exceptions plus ou moins floues, plutôt que de se réclamer d’une idéologie dont on peut dire qu’elle s’énonce et se comprend aisément.

Augen und Brillen

4 février 2006

Tous les handicapés de la rétine le savent, prendre un rendez-vous chez l’ophtalmologue relève du chemin de croix et requiert une patience de moine tibétain. Le délai moyen d’attente doit varier selon les villes et la réputation du docteur mais un délai de 5 à 6 mois n’a absolument rien d’extraordinaire, comme en témoigne cet article où la file de bigleux rappellerait presque le bon vieux temps des supermarchés polonais.

J’ignore les vraies raisons de cette situation : crise des vocations, productivité des docteurs insuffisante ou numerus clausus trop restrictif sont des hypothèses valables. Par contre, il semble qu’en Allemagne, le problème ne se pose pas. Et pour cause : les ophtalmologues ne sont pas franchement indispensables. Quand en France, il faut présenter à l’opticien une ordonnance pour qu’il puisse faire vos lunettes, en Allemagne, ce n’est pas le cas. Pire : en France, une ordonnance pour lentilles datée de moins d’un an est demandée par l’opticien (prétendument pour que l’ophtalmo puisse s’assurer que l’oeil supporte toujours la lentille et qu’il n’y a pas de problème de glaucome).

En Allemagne, c’est un peu différent.
Je me rends chez l’opticien à 50m de chez moi, sans rendez-vous, un samedi matin à 11h45. Le magasin est vide, c’est une petite boutique où travaillent uniquement un docteur et une employée. J’explique que je souhaite un check-up de mes yeux pour des lentilles. L’opticienne me fait passer quelques examens simples, puis me confie aux soins du docteur. Les tests, les mêmes qu’en France hormis test du glaucome (que certains ophtalmos français ne font même pas aux patients jeunes), se poursuivent. Le matériel semble identique à celui d’un docteur français (celui qui vous fait poireauter 6 mois pour le rendez-vous et 2 heures dans sa salle d’attente).

A 12h15, je sors de la boutique, avec deux lentilles d’essai adaptées à ma vue. J’aurais pu acheter les boites de 6 directement, elles étaient en stock dans le magasin à un prix normal. Pour information, en France, non seulement il faut se rendre chez un ophtalmologue qui “fait de la lentille”, mais aussi chez un opticien qui en vend, car ce n’est pas systématique. Puis l’opticien commande les lentilles d’essai et si elles conviennent, il commande les boîtes. Compter jusqu’à une semaine d’attente à chaque fois.

Vive la France!

Etat de nécessité

11 décembre 2005

La nouvelle de la relaxe des délinquants de gauche m’a réellement choqué, preuve que je suis plus émotif que je ne le croyais. Quarante neufs débiles dangereux qui décrètent du haut de leur licence de sociologie de lutte des classes qu’il est justifié de fouler du pied les principes fondateurs de la civilisation. D’altermerdeux, ils sont devenus des soi-disants “Faucheurs” (la majuscule est du Monde). Des faucheurs volontaires pour être tout à fait précis. Des fois qu’on s’imaginerait qu’ils sont cons sans faire exprès.

L’opération a été couronnée d’un succès quasi-inespérée pour nos ennemis. En théorie, elle devait débuter avec un nouveau saccage de propriété privée visant à détruire le travail des quelques chercheurs non encore expatriés, et de dégouter dans la foulée les reliquats de laboratoires non encore nationalisés. Opération rondement menée, caméras, CRS inutiles, provocations, idéalement une tête doit heurter le coude d’un flic. Une bosse? A moi la Ligue des Droits de l’Homme!

Le rapide calcul des consanguins du village avait donné le résultat suivant. Pour un investissement minime : un coup de fil aux copains de l’AFP, une bosse et 2 semaines de prison avec sursis, on récoltait 3 jours d’ouverture du JT sur toutes les chaînes, 25 interviews et 5 points de moins dans les sondages des ennemis de classe. Dès lors, pourquoi se priver? D’autant que la dure réalité s’est révélée plus généreuse que l’hypothèse prévue. C’est qu’on avait oublié un petit détail lors du montage de l’opération : d’une part, le soutien inconditionnel du Vioque, de l’autre la possibilité non négligeable de tomber sur un camarade de lutte lors du procès.

Je ne sais pas qui je hais le plus dans cette affaire : le vioque, qui a gravé dans le marbre constitutionnel sa charte environnementale où l’on trouve ce qu’on vient y chercher, les éco-terroristes ou les juges rouges qui se torchent avec le droit de propriété et qui justifient l’injustifiable. Enfin, ils essaient tout du moins :

La diffusion incontrôlée de gènes modifiés […] constitue un danger actuel et imminent, en ce sens qu’il peut être la source d’une contamination affectant des cultures traditionnelles ou biologiques

Nostradamus a parlé. Herr Doktor Juge-Généticien-Agronome l’a décidé : les OGM peuvent peut-être se disséminer. Et c’est très dangereux. Ils peuvent peut-être aussi soigner le Sida et la myopathie, qui sait?

Comme le JGA l’a aussi rappelé, nous avons constitutionnellement le droit de vivre “dans un environnement équilibré et respectueux de la santé”. Je vais donc m’empresser, dans un élan citoyen, d’aller démonter sa voiture, car il est prouvé que ses rejets peuvent provoquer un cancer, et je ne parle pas de la hausse des températures due au CO2. Nul ne saura me priver de mon droit à l’état de nécessité. Et pas seulement pour me nourrir à l’oeil au supermarché du coin.

Les mesures à prendre

1 décembre 2005

Les émeutes non ethniques non religieuses semblent terminées. Comme on pouvait s’y attendre, un plan d’urgence impliquant de nouvelles dépenses a été préparé dans l’urgence. Rien de bien nouveau, l’exercice consiste à donner un chiffre en pâture à l’opinion publique, quelque chose qui sonne assez important, vu que ce qui compte, c’est combien on dépense, pas ce qu’on fait de l’argent. Il faut prendre un air grave et décidé (pour la partie haha je suis un homme de droite qui ne fléchit pas), puis jouer sur la carotte de la prévention en annonçant le fameux plan donc, si tant est qu’on puisse appeler ainsi un ensemble de mesures démagos pondu en 2 jours par quelques conseillers en communication. Inutile de s’apesantir sur le sujet, voyons plutôt ce qu’il aurait été préférable de faire.

Problème 1 : les djeunz des cités sont des analphabètes incapables d’écrire une lettre de motivation et un CV, et n’ont de toute façon pas grand-chose à y inscrire.
Suggestion 1 : en finir avec le jacklangisme (suggestion à étendre de toute urgence à l’ensemble du territoire), en finir avec les ateliers de rap et les petites frappes qui pourissent la vie des écoles. Ne pas leur faire de cadeaux, aucun cadeau. Utiliser les moyens supplémentaires accordés aux établissements “sensibles” pour faire bosser les élèves, augmenter les programmes rien que pour eux (la fameuse discrimination positive), être moins permissifs qu’ailleurs, beaucoup plus exigeants, envoyer les profs peaux de vache, etc. En deux mots, s’inspirer des écoles privées de type Alcatraz et appliquer les recettes dans ces écoles.

C’est bien joli mais comment étudier dans un taudis merdique parfois appelé HLM?

Problème 2 : conditions de vie déplorables et parents à la ramasse
Suggestion 2 : de Villepin aurait annoncé que les allocations seraient sucrées aux parents irresponsables. D’une part, je n’y crois pas une seconde, d’autre part, il arrive certainement très souvent que la couvée soit trop importante pour qu’il soit humainement possible de s’occuper de sa progéniture. D’où conditions de vie difficiles, désintérêt des parents contents d’avoir la paix en foutant leurs enfants dans la rue, manque de suivi scolaire et d’environnement affectif fort. Sans compter les fins de mois difficiles. Il est bien évidemment hors-de-question d’empêcher les gens de faire des enfants, quand bien même il s’agirait plus d’un réflexe culturel importé et/ou lié à une situation sociale délicate. La suppression pure et simple des allocations familiales devrait être décrétée. Comme ça ne devrait pas arriver avant 300 ou 400 ans, une autre possibilité consisterait à introduire les allocations familiales inversées : jusqu’à deux enfants, on touche une allocation; au troisième, on reçoit autant que pour 2 enfants (pas de “prime”) puis au quatrième, l’allocation revient au niveau de celle reçue pour un enfant. Le but est bien entendu d’éviter que les personnes qui n’ont pas les moyens d’avoir des enfants ne soient pas poussées au crime. La situation serait-elle la même qu’aujourd’hui si toutes les fratries de Seine-Saint-Denis était composées de 2 ou 3 enfants? Les parents seraient-ils frustrés? Leurs conditions de vie ne s’amélioreraient-elle pas? Les résultats scolaires de leurs enfants? Leurs relations avec leurs parents? Encore une fois, libre à chacun d’avoir autant d’enfants qu’il le souhaite, mais ce n’est pas à l’Etat à subventionner la reproduction irraisonnable et les problèmes qui l’accompagnent quasi-systématiquement.

Problème 3 : les caïds tiennent les cités
Suggestion 3 : à en croire certaines sources, les mafiosi des cités, ces racailles qui roulent en M3 cabriolet, se seraient ligués pour se débarasser de Sarkozy. Moui, je ne suis pas trop convaincu mais il n’en reste pas moins que les dealers existent et qu’ils font vivre un certain nombre de personnes dans les té-ci, à commencer par eux-mêmes. La suggestion est simple : libéraliser la vente des drogues dites douces. Pas pour faire plaisir à quelques hippies libertaires, mais bien pour casser le bizness. Ou le restreindre tout du moins, vu que je n’ose pas imaginer le niveau des taxes sur un tel produit. La libéralisation s’accompagnerait d’une législation sur la conduite en état de défonce hyper-punitive. Avantages : diminution du marché parallèle (surveiller ce qui se passerait du côté des drogues dures) et responsabilisation des consommateurs.

Toutes ces propositions sont dignes de la 4e dimension, on continuera donc à voir très longtemps les propositions d’inspiration socialiste, à droite bien entendu, mais la gauche conservera toujours une longueur d’avance en la matière:

Objectif: former “des élites à l’image de la société”. Alors que le débat sur l’égalité des chances bat son plein, le PS va défendre jeudi à l’Assemblée une proposition de loi pour que les meilleurs élèves de tous les lycées soient admis automatiquement dans les classes préparatoires aux grandes écoles. Une mesure mort-née, mais dont le PS fait une promesse pour 2007.
Pour la prochaine rentrée scolaire, le texte propose que 6% des meilleurs bacheliers de chaque lycée soient automatiquement admis à l’entrée des classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu’en première année des établissements qui sélectionnent comme les Instituts d’études politiques (IEP). Il reviendrait au ministère de l’Education nationale de fixer chaque année le pourcentage. Une bourse d’études serait accordée aux élèves les plus modestes.

Vivement les quotas de diplômés.

Toyota, total respect

13 novembre 2005

Dans le monde automobile, Toyota est une entreprise éminemment respectée. Et pour cause, la célèbre marque niponne est en passe de devenir numéro 1, la faillite annoncée de General Motors devant accélérer l’accession promise au sommet du podium de Toyota. Comme la plupart des constructeurs japonais, Toyota a longtemps été une entreprise généraliste monomarque (avec Daihatsu). Nulle consolidation nationale au pays du Soleil Levant du style groupe Fiat, VW, PSA. Toyota a tracé sa voie comme une grande, a patiemment posé les jalons de son développement et a littéralement conquis le monde.

Sa première cible fût les Etats-Unis. En se positionnant sur le créneau de la qualité, Toyota a gagné peu à peu des parts de marché, accru sa connaissance des clients, implanté des moyens de production. Ses méthodes de production et de qualité lui procuraient un avantage compétitif tandis que la faiblesse du yen profitait naturellement aux ventes. Pendant ce temps, en Europe, les ventes ronronnaient à un niveau correct, en particulier dans les pays sans constructeur national (Belgique, Hollande). Le client moyen était un retraité qui cherchait une voiture sans histoire, bon marché et pas ostentatoire pour deux sous. Et c’est exactement ce que Toyota proposait, en puisant dans son portefeuille japonais quelques modèles susceptibles de maintenir un niveau de ventes raisonnable. L’important était de construire un réseau de distribution suffisant et de faire tourner les bases de données pour comprendre les clients européens. Et puis, pourquoi se casser les pieds à développer des modèles spécifiques ou à investir lourdement en marketing quand les quotas d’importation limitaient arbitrairement les volumes entrant en Europe?

Toyota bénéficiait d’une part de marché très importante dans l’impénétrable Japon où sa gamme couvrait tous les sous-segments possibles et imaginables, lui assurant des bénéfices qui soutenaient ses divers plans de développement. Toyota lança Lexus en 1989, à l’origine de simples versions de luxe de ses berlines traditionnelles. Lancer une marque sur ce créneau était très culotté, mais se révélât être une excellente opération. Aujourd’hui, Lexus est la référence mondiale de la qualité, et écrase toutes les marques allemandes dans toutes les études de référence en la matière. Toyota est au milieu d’une galaxie automobile japonaise de participations croisées qui inclut notamment les deux principaux équipementiers japonais : Denso et Aisin. Ces noms sont très peu connus en Europe, pourtant ces deux entreprises sont dans le TOP10 mondial et progressent au même rythme que Toyota et je ne serais pas étonné que Denso dépasse bientôt Bosch, l’actuel numero uno. Les technologies développées par Aisin et Denso (et pas seulement l’hybride) sont en avance par rapport à l’Europe mais encore réservées la plupart du temps aux modèles vendus au Japon.

Rien d’étonnant donc que la loyauté envers la marque soit très élevée. Une fois un client passé chez Toyota, bon courage pour le convaincre de revenir à autre chose! D’autant qu’après des années de voitures ennuyeuses et banales à mourir, Toyota a décidé que l’Europe aurait droit aussi à des modèles spécifiques. Et ça marche!
Les marques généralistes (et premium quand Lexus décidera qu’il est temps de mettre le paquet en Europe) européennes ont commencé à se faire du souci.

Bonus spéciale dédicace à Lorenzo, ou la réponse automobile aux attaques terroristes et aux djihadistes de banlieue.

Mafiosi

2 novembre 2005

Le suivi médiatique est un peu laborieux depuis que des affaires plus chaudes occupent le devant de la scène. Mais ce n’est pas un début de guerre civile qui va refroidir les ardeurs des valeureux syndicalistes marseillais et leur ferme intention de continuer leur héroïque grève.

Pourquoi donc héroïque? C’est que dans tous les articles que l’on peut lire sur le sujet, il n’est nulle part fait mention des conséquences financières de la grève sur les résistants. C’est que mine de rien, ça fait 1 mois que la plaisanterie dure. Vivre un mois sans paye, sans préavis, peu de gens peuvent se le permettre. C’est souvent -du moins dans le privé- l’une des raisons qui font accélérer les négociations : passé un délai de quelques jours, on continue d’afficher en public une volonté inébranlable mais en coulisses, on presse les leaders de trouver une solution. C’est qu’il y a les crédits de la Mégane à rembourser et les vacances à prévoir.

Seule une poignée de traîtres brave les menaces et les risques de lynchage pour aller gagner sa croûte. Par un phénomène aussi inexplicable que surprenant, les défenseurs-du-service-public marseillais ne semblent pas soumis à cette basse contrainte matérielle. A moins qu’une caisse de solidarité interprofessionnelle leur payent merguez et pastis? A moins qu’un collectif d’artistes-citoyens en lutte organisent des manifestations pour les aider? A moins qu’une quelconque officine cégétiste tape dans ses profondes poches (ou celles du voisin) pour subvenir aux besoins des opprimés? A moins qu’une de leurs précédentes grèves se soit soldée par une nouvelle “amélioration des conditions de travail” visant à intégrer au statut gravé à l’eau forte des exploités de la RTM un nouveau droizaqi instituant le paiement du salaire y compris pendant les jours de grève? A moins que la perspective réellement effrayante d’une “délégation de service public” sur 2 lignes de tramway soit une raison suffisante pour que les courageux représentants du petit peuple décident de sacrifier leurs maigres économies pour la lutte finale?

Begag, un type sympa

31 octobre 2005

Notre ministre discriminé à l’égalité des chances ne peut pas passer trois jours sans raconter une connerie plus grosse que lui. Après les récentes émeutes, il s’était offusqué qu’on qualifie de “racailles” les gangs qui incendient, pillent et caillassent tout ce qui passe à portée de pavé et qui n’a pas la chance d’habiter les alentours.

Lui, son truc c’est pas l’affrontement, c’est pas le crevage d’abcès, c’est surtout pas les méthodes directes et efficaces. Il préfère jouer l’apaisement comme il dit, en fin psycho-sociologue qu’il est.

PARIS (AP) - […]

“S’ils ont refusé de recevoir Nicolas Sarkozy, je me porte tout à fait candidat, dès demain, à me présenter devant ces familles, et éventuellement à aller parler aux jeunes”, a fait savoir Azouz Begag sur Europe-1. “Nous sommes dans une urgence de l’apaisement aujourd’hui, nous sommes dans une urgence du dialogue vrai”.

Lundi, les familles des deux jeunes morts jeudi ont refusé d’être reçues par Nicolas Sarkozy, qu’elles ont jugé “incompétent”. Elles ont souhaité rencontrer le Premier ministre Dominique de Villepin. AP

Façon de dire, j’ai bien compris que vous ne vouliez pas vous afficher à côté de la brute Sarkozy, incompétent qui plus est, qui envoie les CRS au lieu de recruter 300 médiateurs de rue. C’est vrai quoi, Sarkozy aurait été capable de leur demander pourquoi leurs enfants ont été si mal éduqués. Voire de leur présenter la facture pour le matériel électrique détruit.

Les familles n’en veulent pas du Sarko, ce qu’elles veulent c’est de Villepin. Mais qu’ont-elles donc à lui dire? Est-ce que Villepin saura expliquer pourquoi 3 jeunes crétins analphabètes se précipitent dans un transformateur? J’en doute.

Le Prince de Paris

21 octobre 2005

C’est amusant comme les conseils donnés dans un livre vieux de 500 ans restent extraordinairement d’actualité :

Ce qu’il convient à un prince de faire afin d’être tenu pour remarquable

[…]
Il doit en outre, dans les temps convenables de l’année, tenir les peuples occupés avec des fêtes et des spectacles, et parce que toute cité est divisée en arts ou en tribus, tenir compte des communautés, se réunir avec elles quelque fois, donner de lui-même un exemple d’humanité et de magnificence, en tenant néanmoins toujours ferme la majesté de sa dignité.

Machiavel, Le Prince

N’est-ce pas Bertrand?

Ready?

20 octobre 2005

Aux Etats-Unis, on se prépare.

En France? On reçoit les invités de marque.

La démocratie iranienne en action

20 octobre 2005

Le sympathique régime islamiste iranien est bien parti pour arriver à ses fins, après s’être foutu de la gueule du monde, comme il se doit.

Enfin, pas de soucis à prévoir pour les automobilistes iraniens, il restera toujours les français pour leur vendre leur camelote. Et rien à craindre côté Chiracouze pour tenter d’empêcher les mollahs de découvrir les joies de la fission nucléaire.

L’Iran aurait interdit les importations sud-coréennes
L’Iran semble avoir imposé un embargo sur les importations de produits sud-coréens en représailles au soutien de Séoul à une résolution de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) hostile à Téhéran, a-t-on appris mercredi de source sud-coréenne autorisée.

L’Iran avait fait savoir le mois dernier qu’elle pourrait utiliser l’arme du commerce pour sanctionner les pays qui avaient voté pour une résolution de l’AIEA prévoyant de porter le programme nucléaire de l’Iran devant le Conseil de sécurité des Nations unies, processus pouvant déboucher sur des sanctions. Selon un responsable sud-coréen joint par téléphone, les produits électriques et les pièces automobiles souffriraient particulièrement d’un embargo iranien. Une responsable commerciale d’un organisme public rapporte des informations selon lesquelles l’agence commerciale iranienne avait rejeté des autorisations pour certains produits sud-coréens. Elle n’est toutefois pas allée jusqu’à dire que Téhéran avait imposé un embargo sur la totalité des exportations sud-coréennes.
Les exportations de la Corée du Sud vers d’Iran ont représenté une valeur de 2,1 milliards de dollars l’an dernier, selon les chiffres de l’Agence sud-coréenne pour la promotion de l’investissement.
Reuters

Bizarrement, le site du Conseil National de la Résistance Iranienne ne répond plus, alors que Google News référence une nouvelle il y a moins de 10 heures sur une condamnation d’une femme à la lapidation.
“suspended.page est introuvable”

Enfin gageons que l’entrée en Europe de l’Iran à l’horizon 2015 permettra d’améliorer notre compréhension réciproque.

Scoop : Chirac se convertit au socialisme

2 octobre 2005

Incroyable mais vrai! La preuve se trouve ici

La Droite Libre est de retour

2 octobre 2005

J’aime bien Rachid Kaci. Ca doit être l’un des seuls hommes politiques français valable. Son mouvement, groupuscule umpien libéral-conservateur, semblait avoir mis la clé sous la porte et on n’entendait plus beaucoup parler de Kaci, si tant est qu’on en ait déjà beaucoup entendu parler. Il s’explique dans son dernier édito, cet absence était justifiée par la nomination de Sarkozy, dont Kaci est proche. Espérons que notre prochain Président se souviendra de lui quand il lui faudra former un gouvernement, et pour autre chose que le Ministère Délégué à l’Egalité des Chances ou autre connerie du même tonneau servant à faire du “social” tout en casant l’arabe de service.

Certains ne manqueront pas de remarquer que la page d’accueil est très largement consacrée à la Turquie, et la présence d’Alexandre del Valle, certifié 100% islamophobe risque aussi de froisser quelques susceptibilités. C’est qu’à la Droite Libre, on comprend où sont les enjeux réels du moment, et ce ne sont pas uniquement les agissements d’une bande de terroristes corses ou l’énième grève des tire-au-cul cégétistes. Et puis, un site qui rend hommage à Ronald Reagan ne peut pas être foncièrement mauvais, non?

Rachid Kaci, c’est un Sarkozy plus mordant, plus libéral, et qui aurait laissé tomber les idioties du genre discrimination positive. J’espère qu’il va enfin endosser une stature nationale, sortir de l’anonymat et prendre sa part à la victoire de Sarkozy en 2007.

Pour la peine, je rajoute le blog de la Droite Libre à la liste de liens.

Qu’ils en prennent plein la gueule

2 octobre 2005

Les pâtissiers de Contribuables Associés ont mijoté un petit jeu. Le troisième niveau n’est pas du gateau.

Effet apaisant garanti.

Référencement amusant III

29 septembre 2005

Google a ses raisons que la raison ignore.

Je ne voudrais pas me vanter mais se retrouver devant l’Express, ATTAC et Indymedia avec une requête aussi banale que “expulsion clandestin france“, c’est plutôt amusant même si incompréhensible et illogique.

La nuit blanche a aussi du succès

Où l’on reparle de Dieudonné

29 septembre 2005

L’antisémite Dieudonné doit avoir de bonnes connexions. A l’époque où il était poursuivi en justice pour ses allusions d’une rare finesse aux thèmes qu’il chérit tant (Israël, Etats-Unis, Occident, etc.), il avait eu la bonne idée de contre-attaquer ses adversaires, ce qui apparaissait à l’époque comme une manoeuvre de diversion désespérée. En peu de temps, on apprend qu’une nouvelle fois, le comique engagé se sort blanchi de l’affaire, mais qu’en plus, la manoeuvre de diversion évoquée plus haut, elle, aboutit!

L’objet de la plainte de Dieudonné est un vrai-faux SMS ainsi rédigé : Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Notons l’emploi du conditionnel. Dieudonné n’a pas répondu à la question, mais s’est senti injurié, c’est qu’il a la sensibilité à fleur de peau le pauvre chéri. Cette question à 12000€ aurait pourtant méritée une réponse de l’intéressé : garde-t-il son inégalable sens de l’humour intact en toutes circonstances?

Dieudonné se faisait plus discret ces derniers temps (car boycotté par les médias à la botte de la juiverie). Maintenant qu’on lui a donné carte blanche pour dire tout ce qu’il a sur le coeur, ça ne m’étonnerait pas qu’on revoie sa tête très rapidement. Et ses adversaires savent aussi à quoi s’attendre.

En direct de Germanie

24 septembre 2005

Comme en France et dans beaucoup de pays, le gouvernement teuton finance la télévision publique (pléthorique, ici aussi) via une redevance spéciale. Il existe cependant une grosse différence : ici, il est réellement difficile d’échapper à l’hydre étatique. En effet, chaque citoyen résidant en Allemagne, étranger ou pas, doit tenir informée en temps réel l’administration sur son lieu de résidence.

Ainsi, chaque fois qu’un allemand change d’adresse, il est tenu dans les 15 jours de passer à un bureau d’état civil afin de se faire enregistrer à sa nouvelle adresse. Cela permet entre autre à l’état allemand de faire de jolies statistiques -les allemands adorent les statistiques- et un recensement très précis et mis à jour mensuellement. Cela permet aussi au service de la GEZ, le service de la redevance, de vous traquer. Quand en France, on pouvait jusque récemment assez facilement échappé à la taxe de financement de l’exception culturelle, ici il n’est pas possible de faire le mort. On sait où vous habitez, et quelques semaines après une anmeldung, on a la plaisir de recevoir dans sa boîte aux lettres une missive invitant au passage à la caisse.

Peu importe que l’on regarde les chaînes allemandes ou pas, que son poste de télévision ne serve qu’à regarder des DVD ou pas, que l’on regarde la télévision sur son PC ou pas, tout le monde est soumis au même régime:
- si vous possédez une radio chez vous, y compris radio-réveil, PC avec “carte radio”, ou même autoradio, la redevance s’élève à 5,52€ par mois
- si vous possédez une télévision, y compris magnétoscopes ou lecteur DVD et “PC mit TV-Karte”, là la facture passe à 17,03€ par mois.
- enfin si vous possédez les deux, on vous fait un prix et on s’en tire aussi pour 17,03€

C’est d’autant plus rageant de payer quand on ne regarde même pas la télévision allemande, et qu’on est de toutes façons incapable de comprendre quoique ce soit. Mais ça ne compte pas, bien sûr.

Evidemment, quelqu’un qui dirait qu’il n’a aucune radio ni aucune télévision ni lecteur de rien serait louche et recevrait la visite d’inspecteurs. A ce que j’ai compris, ils n’ont pas le droit de rentrer chez les gens mais par contre usent de toutes sortes de ruse pour se faire inviter, en cachant leur véritable identité cela va de soi. Un peu comme nos amis les vampires finalement.

Finalement, il reste en France

20 septembre 2005

Nous vivons dans un pays quasi-fasciste. Avec Sarkozy à l’Intérieur qui veut “nettoyer au Karcher les cités”, les étrangers vivent la peur au ventre. Qui seront les prochains sur la liste de vol des charters?

Heureusement, les miracles existent et la dernière victime des rafles sarkoziennes a pu échapper au destin qui lui semblait promis. La farce débute dimanche avec une vraie-fausse expulsion qui se termine par un retard de 2 heures pour l’avion et un clandestin qui reste en France. Pourquoi? On ne sait pas trop. Tout juste nous précise-t-on qu’il y a eu des “échauffourées”, ce qui traduit en langage courant signifie que la clique citoyenne (LDH, MRAP, Sos-Racisme, etc.) a provoqué une émeute pour empêcher l’application des lois. Décidément, la gôche a du mal avec les Lois de la République.

Arrivé à ce point, quelques questions m’effleurent l’esprit. Voyons, je croyais que notre gouvernement réactionnaire avait décidé de mettre les moyens pour lutter contre l’immigration clandestine, avec notamment un triplement du budget “billet d’avion aller simple”. D’ailleurs, le Ministère de l’Intérieur prévoirait 20000 reconduites à la frontière cette année. Dès lors, pourquoi les professionnels de la subvention choisissent-ils de voler au secours de ce monsieur en particulier? Leur service Marketing et Communication aurait-il identifié une cible médiatiquement valorisable? C’est vrai qu’une bonne mobilisation dans un lycée, ça attire toujours des caméras, et qui sait si c’est le département Recrutement n’a pas appuyé l’opération? Sur les quelques centaines de lycéens citoyennement mobilisés, il pourrait bien s’en trouver quelques-uns pour rejoindre les rangs des défenseurs de la veuve et du clandestin. En tout cas, M. Effeye a eu de la chance : il se trouve que c’est tombé sur lui. Les circonstances exactes de son non-embarquement restent cependant floues. Il aurait “refusé d’embarquer”. Fichtre, en voilà une bonne raison. J’imagine le désarroi de l’escorte policière devant cette réaction inattendue. Chef! Chef! Il veut pas monter à bord, je lui mets un taquet? Euh, attends on va encore avoir des emmerdes. Je lui fais une injection? Attends putain, y a ces connards de gauchistes qui sont là. Oui mais les autres passagers commencent à râler à cause du retard, je leur fais une injection ou je leur mets un taquet?

Devant le manque évident de coopération du délinquant, on prit donc la décision de laisser partir l’avion avec un siège vide. Comme je ne vois aucune circonstance particulière à cette procédure hyper-standard, la question demeure : pourquoi une décision préfectorale (?) n’est-elle pas mise en application? Qui sont les fautifs? Vont-ils rendre des comptes? Comment s’assurer que ce problème ne se reproduira pas à l’avenir? Quelles seront les suites données aux “échauffourées” constatées? Seront-elles sévèrement punies? Seront-elles punies? Seront-elles jugées?

Parenthèse à vocation humoristique : le clandestin devait embarquer dimanche sur un vol Air Cameroon, compagnie qui avait été interdite en France la veille. Il y a sûrement une bonne explication. On aimerait bien la connaître.

La situation est donc la suivante : notre clandestin gagne le droit de rester une journée de plus sur le sol national. On s’attendrait à ce que des mesures soient prises pour qu’il embarque sans discuter sur le premier vol du matin, que ça lui plaise ou pas, qu’il faille utiliser les grands moyens ou pas. SOS-Racisme avait pris les devants en annonçant une manifestation le lendemain à l’aéroport pour empêcher cette éventuelle solution de repli. N’importe qui qui a déjà mis les pieds dans un aéroport sait qu’il est impossible aux accompagnateurs d’accéder aux satellites d’embarquement, et que donc les guignols à l’origine de l’appel à “l’insurrection des consciences” n’avaient aucune chance de bloquer le processus d’une façon ou d’une autre, à moins d’acheter un billet, ce qui, malgré les généreuses subventions perçues de toutes parts, doit rester difficile. De plus, Roissy est un aéroport censé être pourvu plus que correctement en forces de l’ordre, les aimables manifestants n’auraient pas pesé lourd, l’effet de surprise des émeutiers étant cette fois absent. Mais finalement, selon ce que j’imagine être la procédure standard, M. Effeye passe en comparution immédiate. Difficile de concevoir une situation plus grotesque. Le foutre dans le premier avion-et-qu’on-n’en-parle-plus doit être une façon de faire un peu trop simpliste. Mieux vaut encombrer un peu plus un tribunal, offrir gîte et couvert plus escorte personnelle à un clandestin qui de toutes façons est censé retrouver son pays natal au plus vite. A moins bien sûr qu’il se soit rebellé violemment, se soit battu… bref qu’il mérite une sanction. Etant donnée la situation de l’intéressé, il faudrait qu’il ait vraiment fait quelque chose de grave pour justifier le report de son expulsion et sa comparution. Mais ça non plus, on ne le saura jamais.

Le résultat des courses n’est pas une surprise, il était annoncé dans le titre. Ce clandestin resort libre de l’audience à laquelle il comparaissait non pas pour statuer sur son séjour en France, mais suite à sa rébellion. C’est un peu comme si, toute proportion gardée, un assassin condamné était blanchi de son crime par un juge chargé de juger un vol à l’étalage. L’article du Monde nous apprend au passage qu’une partie des passagers avait défendu le clandestin. Ca n’aurait rien d’étonnant du reste : la ligne est fréquentée par nombre d’africains. Le même article nous confirme qu’une partie des camarades du clandestin a manifesté devant le tribunal. Ca n’aurait rien d’étonnant : les lycées de Seine Saint Denis sont fréquentés par nombre d’africains. Enfin, l’article nous informe que les professeurs du lycée du sieur Effeye s’étaient mis en grève. Ca n’aurait rien d’étonnant : l’éducation nationale est fréquentée par nombre de gauchistes. Entre parenthèses, je trouve que les manifestations devant les tribunaux devraient être interdits.

Merci au Monde pour nous fournir enfin des détails sur cette affaire. Le clandestin s’est fait alpaguer alors qu’il travaillait sur un marché. De façon illégale, par définition. Mais passons, après tout il essayait de subvenir à ses besoins. Là où ça devient très intéressant, c’est qu’on apprend que c’est le ministère -et donc le Ministre, le crypto-lepéniste Sarkozy- qui a instamment demandé au préfet de revenir sur une décision prise et qui était jusqu’à preuve du contraire parfaitement légale. La raison avancée est consternante “à titre exceptionnel et humanitaire” qu’il dit, le Sarko. Bienvenue en EFG, où les ministres interviennent en contradiction de la loi pour libérer des clandestins rebelles pour faire dans l’”humanitaire” et donner raison aux émeutiers. Bel exemple de fermeté républicaine! Je serais clandestin en instance d’expulsion, je saurais quoi faire…

Comme le précisait la première dépêche de presse, M. Effeye aurait du être renvoyé dans son pays en avril, mais une première mobilisation avait suffi à reporter la date de l’expulsion. Il est dit qu’en France, une manifestation de 50 personnes est plus importante que l’application de la loi et que les plus importantes autorités du pays sont priées de se plier aux injonctions qui leur sont adressées par les manifestants. Le prétexte du premier report était le besoin de passer le BAC. Certainement dans l’optique de revenir plus tard faire ses études aux frais de la princesse, je suppose. Quoiqu’il en soit, M. Effeye n’a pas su saisir sa chance et s’est retrouvé recalé. Heureusement, nous sommes en France. C’est comme à la foire, il n’y a pas de perdant. Rentré au tribunal pour rébellion avec une expulsion déjà retardée de 5 mois, le voici qui en resort avec un permis de séjour d’un an. Bingo!

Au détour d’une phrase, on apprend même que le lycéen clandestin rebelle est papa à 19 ans. C’est qu’il a du le bachoter sérieusement son bac celui-là… Je ne vais pas dire que cet enfant est né avant tout d’un souci de se rendre inexpulsable mais je le pense très fort. Quelle pensée indigne! Il est évident que ce jeune homme hors-la-loi est tout à fait stable. Quant aux associations grassement subventionnées qui appellent régulièrement à la violation des lois et à l’émeute, elles remportent une nouvelle victoire par KO. Tout est bien qui finit bien.

Une nouvelle chaîne publique

19 septembre 2005

La vie de l’expatrié en terres germaniques n’est pas marrante tous les jours, en tout cas dès qu’il s’agit de vouloir glandouiller 10 minutes devant la télé. C’est difficile à croire mais la télévision allemande ne passe que des émissions en allemand. Et ce n’est pas ce satané récepteur digital qui y change grand-chose. Exceptées les chaînes turques et allemandes, il reste CNN, RTBFsat (à côté de laquelle Canal+ est un modèle de retenue et d’honnêteté), une obscure chaîne belgo-luxembourgeoise Liberty TV qui malgré son nom sympathique n’a rien à voir avec le libéralisme, et bien sûr l’inévitable TV5. C’est du reste la seule chaîne française que je reçois. Le journal québécois au petit déjeuner, ça c’est du dépaysement.

La situation aurait pu perdurer comme ça encore longtemps : une chaîne “internationale” calée dans tous les hôtels du monde entre la 65e et la 70e position. La voix du service public portée aux 4 coins du monde. Un ilôt de francitude géniale, un point de ralliement pour tous les égarés, un extrait de la Mère Patrie à la portée de presque tous. Bon, mais non, l’Etat français ne peut pas se contenter d’emmerder uniquement ses serfs, son rayonnement international vaut mieux que ça. Ainsi est née l’idée géniale de créer une chaîne d’informations internationale. En effet, l’Etat français a mené une longue étude de marché continent par continent et a identifié une demande non satisfaite des habitants de la planète pour des informations filtrées par l’AFP et réécrite par la Quai d’Orsay selon une grille de lecture élyséenne.

La CFII “donnerait le regard français sur l’information, sur l’évolution du monde”

Une chaîne d’information qui donne le regard français. Notre ministresse de la francophonie ne se rend même pas compte de l’aveu qu’elle vient de faire. Surtout ne pas attendre de cette chaîne une information objective et factuelle. Il s’agira ni plus ni moins d’un service de presse ministériel étendu, ou les présentateurs seront tenus de lire les communiqués de presse officiels, l’information étant traitée sous le prisme déformant des intérêts supérieurs de la Nation.

Le projet initial de chaîne française d’information, destinée à concurrencer l’américaine CNN

Heureusement (ou pas d’ailleurs) que le ridicule ne tue pas. Concurrencer CNN, rien que ça. Houlala, ça doit gamberger aux headquarters d’Atlanta. L’action TimeWarner a perdu 20% après cette annonce. Pourvu que la CFII soit fair-play et laisse un peu de place à la concurrence.

Nuit blanche

17 septembre 2005

Cette manifestation porte bien son nom : impossible de dormir pour ceux qui vomissent l’ “art” contemporain

La quatrième “Nuit blanche” parisienne affiche son menu

PARIS (AP) - “C’est beau une ville, la nuit”: tel est le credo du maire de Paris Bertrand Delanoë qui a présenté vendredi le programme de la quatrième “Nuit blanche” prévue dans la nuit du 1er au 2 octobre dans la capitale, dans plusieurs communes avoisinantes et au Château de Versailles.

Danser sur des rythmes brésiliens autour du Forum des Halles, écouter les 300 guitares de Rhys Chatam dans la pénombre du Sacré-Coeur, ou piquer une tête en musique dans la piscine de Reuilly, telles sont certaines des manifestations inscrites au menu de la “Nuit blanche”. Un événement qui se veut une fois de plus le “rassemblement de tous les Parisiens, unis dans un même esprit de découverte de l’art contemporain“, a expliqué Bertrand Delanoë.

Les installations du parcours officiel, accessibles au public dès 19 heures le 1er octobre et jusqu’à 7 heures du matin le lendemain, sont cette année regroupés au sein de six thématiques. Respectivement baptisés “Central do Paris”, “Nouvelles vagues”, “Drôles d’endroits”, “Les chemins du paradis”, ces parcours se dérouleront essentiellement [u]dans l’Est parisien, [/u] excepté “Château de Versailles” qui, comme son nom l’indique, bénéficiera d’une programmation spécifique.

Après le million de participants affiché l’an dernier, l’Hôtel de Ville assure avoir fait un nouvel effort dans le domaine des transports, la RATP étant pour la deuxième année officiellement partenaire. Le réseau de bus “Noctilien” est ainsi renforcé, la ligne 14 du métro sera ouverte toute la nuit et 2.000 bicyclettes, des navettes “Nuit blanche” et six “Batobus” ont été appelés en renfort.

Des “Ambassadeurs Nuit blanche” seront également au rendez-vous pour aiguiller les visiteurs égarés et 150 étudiants bénévoles tenteront d’expliquer l’art contemporain aux profanes. Enfin, ceux qui auraient peur d’affronter la foule pourront faire leur “Nuit blanche” devant leur écran de télévision: France 2 retransmettra en direct depuis des lieux insolites ou emblématiques de la capitale de 23 heures à 2 heures du matin. AP

Pas moyen d’échapper au collectivisme. Les traîtres qui voudraient s’enfuir seront pris en chasse par les commissaires-ambassadeurs (”aiguiller les visiteurs” devant être compris dans le sens “injection de Penthotal”). Ceux qui mettraient de la mauvaise volonté seront pris en charge par 150 commissaires-éducateurs. Ceux qui voudraient dormir devront penser à acheter des boules Quiès. Quant aux téléspectateurs insomniaques, ils n’échapperont pas non plus à la manifestation. Mais Delanouille avait prévenu : il s’agit du rassemblement de TOUS LES PARISIENS, there is no escape. Les principales victimes seront à déplorer dans l’est parisien. Ca me rassure un peu : après tout, ce sont eux qui ont voté pour la coalition socialo-verte. Les arrondissements de l’ouest se contentent de passer à la caisse, c’est un moindre mal.

IAA 2005

17 septembre 2005

Je suis complètement accroc à l’ambiance des salons automobiles. J’adore déambuler dans les allées, essayer les nouveautés, mater les hôtesses, prendre des photos, faire le pique-assiette dans les petites sauteries organisées un peu partout… épuisant mais tellement bon. Je ne sais pas, il règne une ambiance particulière.

Cette année est assez décevante en fin de compte. Pas grand-chose à se mettre sous la dent, surtout chez les allemands dont c’est pourtant LE salon. Il y a bien la nouvelle Classe S chez Mercedes et la Q7 chez Audi mais à part ça, Volkswagen, Opel ou BMW ne présentent aucune vraie nouveauté importante. Aussi l’attention s’est-elle portée vers la curiosité de la foire : les Chinois. Relégués dans un coin du salon, leurs stands sont très modestes, surtout en comparaison des cathédrales BMW ou Daimler-Chrysler.

Disons que pour le moment, c’est drôle. Dans 20 ans, je ne sais pas si on rigolera autant. En attendant, s’assoir dans une Geely ou une Landwind est un sacré choc culturel. Prévoyant, j’avais fait un crochet chez Lada pour me mettre à niveau, un peu comme un plongeur en eau profonde qui descend par paliers. En fait, je n’arrive pas à me décider sur ce qui se fait de pire entre une Lada et une chinoise. Difficiles à départager. Après quelques jours d’exposition, l’intérieur de la Landwind tombait déjà en ruines. Qu’est-ce que ça va être quand les hordes de teutons curieux vont débarquer lors des journées publiques! Les Chinois ont trouvé la parade : ils ferment les véhicules à clé! Les prix restent incroyablement bas, mais il faut aimer vivre dangeureusement pour tenter l’aventure, car avec un réseau de distribution embryonnaire et une valeur de revente nulle, je doute que ce soit une si bonne affaire. Entre les passages de roue entourés d’une espèce de scotch noir et le cendrier qui refuse de se refermer après 2 jours d’exposition, cette charette n’inspire vraiment pas confiance. Les moteurs sont des antiquités nippones qui ne passent pas les normes actuelles européennes (les modèles importés subissent une petite mise à niveau lors de leur arrivée en Europe).

Les Chinois partent de 0 et ne peuvent que progresser. On s’attend à ce qu’ils suivent la voie des Coréens, dont on se moquait aussi il y a 25 ans. Maintenant, les constructeurs chinois sont des sociétés d’Etat, et je doute que cette forme d’organisation soit la meilleure façon de rivaliser. Mais cela a le mérite de les protéger contre les procès pour contrefaçons de leurs concurrents étrangers lassés du pillage. Dans le meilleur des cas, les Chinois pourront exporter des modèles acceptables dans 10 ans, et être des concurrents dignes de ce nom dans au moins 15 ans, et plus vraisemblablement 20.

Mis à part les chinois, le salon n’était pas terrible : les hôtesses ne sont pas au niveau de leurs collègues parisiennes, et la distribution de foie gras nettement moins généreuse qu’à Paris.

Vivement l’année prochaine.

FAQ 4×4

3 septembre 2005

Je voudrais m’acheter un 4×4. Je lis partout que ça ferait de moi la réincarnation d’Hitler et que je serais responsable des tsunamis et de la disparition des ours blancs. Suis-je normal?

Oui, parfaitement normal. Il se vendra environ 100000 SUVs cette année en France, et ce segment progresse très rapidement. On prévoit 650000 ventes en Europe aux alentours de 2010, rien que pour les “petits” modèles.

On me dit que les 4×4 prennent trop de place en ville?

La grande majorité des 4×4 vendus en France sont compacts, il s’agit principalement des modèles:
- Toyota RAV4,
- Nissan X-Trail
- Suzuki Grand Vitara
- Honda CR-V

Ces véhicules font aux environs de 4m20-4m40 sauf le CR-V qui fait 4m60. C’est à dire en gros la longueur d’une berline de segment C (Mégane, Golf, 307, Astra, etc.). De part leur forme carrée et leur hauteur plus importante, ces petits SUVs peuvent donner une fausse impression de grosseur. Il faut noter cependant que deux des modèles cités, le RAV4 et le Grand Vitara sont en fin de vie et seront remplacés d’ici la fin de l’année par des modèles sensiblement plus grands. Ainsi, le RAV 4 devrait passer de 4m20 à 4m40, ce qui reste encore 20 cm plus court qu’une berline comme la Laguna.

Bien entendu, il existe des modèles plus gros, comme le Volkswagen Touareg ou le BMW X5. Cependant, les propriétaires de ces modèles n’ont pas hésité entre un 4×4 et une Punto lors de leur achat, et en admettant qu’ils n’aient pas pris un SUV, leur choix se serait porté sur une berline toute aussi longue. De même, il existe des 4×4 plus courts que la catégorie “RAV4″. Ces mini SUVs font environ 4m de long, soit la longueur d’une nouvelle Clio. On peut citer le Daihatsu Terios par exemple (aussi en instance de remplacement).

En conclusion, le marché des SUVs n’est pas encore mûr, l’offre évolue rapidement. A terme, il sera comparable au marché des berlines traditionnelles avec des modèles compacts assurant le gros des ventes, des modèles familiales plus long et un haut de gamme difficilement abordable. En attendant, la grande majorité des modèles ne sont pas plus encombrants qu’une berline traditionnelle.

Et la pollution? A en croire les talibans verts, les 4×4 polluent “4 fois plus” que les autres voitures.

Un 4×4 pollue plus qu’une berline de même taille, c’est indéniable. A cela, deux raisons principales : un SUV est moins aérodynamique et surtout il est plus lourd (du fait de la transmission intégrale notamment). Or, le poids est l’ennemi principal de la consommation. La relative petite taille du marché, ainsi que l’origine utilitaire des 4×4 n’ont pas favorisé les investissements nécessaires à une meilleure efficacité des véhicules.

D’autre part, le marché est dominé depuis l’origine par les constructeurs asiatiques, qui s’étaient jusque récemment assez peu préoccupés de considérations écologiques. Cela reste vrai pour les constructeurs coréens comme Hyundai ou Kia, qui commercialisent des modèles attractifs mais équipés de moteurs dépassés en termes d’émissions. Les constructeurs européens ont attaqué le marché par le haut (Porsche, BMW, Volkswagen) et ne proposent pas de modèles réellement eco-friendly.

Tout cela évolue très vite. Les nouveaux modèles évoqués plus hauts, l’arrivée de nouveaux fabricants, et le durcissement des normes anti-pollution vont participer à rendre les SUVs moins polluants.

Je me disais aussi, ces voitures utilisent les mêmes moteurs que les berlines normales. Il serait donc logique qu’ils polluent autant. J’ai entendu parler de modèles hybrides aussi.

Effectivement, les moteurs sont les mêmes et la différence d’émissions s’explique par le poids supplémentaire. Encore un détail : on parle beaucoup des rejets de CO2 par km, qui deviennent peu à peu la norme de mesure de la pollution. Comme expliqué plus haut, le fait que le marché soit dominé par les asiatiques, qui sont d’une façon générale peu portée sur le Diesel, fait que cette mesure apparaît souvent étonnament élevée. En effet, les moteurs Diesel rejettent relativement moins de CO2 que les moteurs à essence. Si les asiatiques disposaient d’une gamme de Diesel performants, la moyenne des rejets de leur gamme serait sensiblement abaissée.

Je parlais à l’instant des asiatiques en soulignant leur retard en matière de moteurs Diesel et un peu plus haut, j’ai laissé entendre qu’ils ne sont pas les champions de l’écologie. En la matière, il faudrait faire la distinction entre les Japonais et les Coréens. Ces derniers se développent à une vitesse prodigieuse mais sont encore loin d’être des pionniers technologiques. Par contre, les Japonais ont décidé de mettre les bouchées doubles sur l’écologie. Et quand le rouleau-compresseur Toyota investit dans le Diesel, alors même qu’ils ont une expérience limitée en la matière, non seulement ils rattrapent leur retard, mais ils écrasent une bonne partie de la concurrence.

Deuxième axe de développement très médiatisé : les hybrides. Quand la plupart des Américains et Européens en étaient encore à se demander si ça valait le coup d’investir dans ces procédés coûteux, Honda et Toyota
développaient ces systèmes, et en récoltent les résultats aujourd’hui. Je ne sais pas s’ils gagnent beaucoup d’argent avec ces modèles mais ça leur fait une pub d’enfer et ils revendent même leurs technologies à leurs concurrents.

Pour le moment, les moteurs hybrides sont installés sur des modèles très chers mais Toyota prévoit une généralisation sur sa gamme d’ici 2012. Pour en revenir à nos SUVs, si on a beaucoup entendu parler du Lexus RX400h ces dernières semaines, il se dit que Toyota pourrait proposer le dispositif sur son prochain RAV4, peut-être dès son restyling vers 2008. D’ici très bientôt, la technologie sera effectivement disponible et je suis persuadé qu’elle sera abordable dans les 10 ans qui viennent. Mais 10 ans, est-ce un horizon trop lointain pour un écologiste?

De toutes façons, il reste un argument imparable : les 4×4 passent les mêmes tests de certification que les autres voitures. Si vous n’êtes pas contents, durcissez les normes. Le génie capitaliste fera le reste.

J’ai quand même peur de passer pour un gros beauf. Regardez ce qu’on m’a envoyé!

Il est vrai que pour l’écolo collectiviste de base, SUV et Etats-Unis sont étroitement liés, à juste titre. Ainsi, on a droit à tous les clichés possibles et imaginables : les conducteurs de 4×4 sont des connards d’individualistes égoïstes qui veulent frimer avec leur tank, qui veulent dominer la route et les autres comme les porcs de capitalistes qu’ils sont, tout en se fichant pas mal des gentils cyclistes et autres piétons qui auraient l’outrecuidance de vouloir traverser la route. Il n’y a pas grand-chose à faire malheureusement, ils sont nombreux. On peut espérer qu’avec le temps, les choses évolueront. Je soupçonne que le fait que les constructeurs français soient absents de ce marché ne favorise pas le débat dans les instances politiques : on peut maudire les 4×4, faire tout ce qui est possible pour les interdire (ça reste légalement difficile) tant que nos Peugeot-Renault nationaux ne risquent rien, ma foi, pourquoi pas. D’ici 2 ans, ça changera et peut-être qu’alors, le fameux lobby automobile (qui gouverne le monde à tour de rôle avec le lobby du pétrole, le lobby des armes, et le lobby juif) réagira enfin. Ne comptons pas sur les verts pour se contenter d’une pollution réduite de moitié. Car c’est bien avec après le transport individuel qu’ils en ont.

L’Europe à l’envers

2 septembre 2005

Depuis le temps qu’on en parle, voici enfin que les choses sérieuses commencent. La Turquie qui rêve de s’incruster en Europe va devoir faire ses preuves. Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les Turcs fassent profil bas, conscients de l’hostilité d’une majorité d’Européens, ils ont décidé d’adopter une attitute toute inverse. C’est tout juste si ce n’est pas nous qui devrions nous sentir flatter que la Turquie daigne s’intéresser à notre misérable Union. Je ne suis pas sûr que ça se relève payant, et au moins ça nous donne une chance de nous en tirer (jusqu’à la prochaine tentative) tandis que si les Turcs adoptaient un discours plus conciliant, il y a fort à parier qu’on serait plus ou moins obligés de signer, à partir du moment où toutes nos demandes sont satisfaites.

Cela dit, je reste très surpris quand je lis le titre de cette dépêche

Ainsi donc, alors que les Européens ne veulent pas des Turcs en Europe, il se trouve quand même que ce sont les Européens qui sont “optimistes” et les Turcs “inflexibles”. Ah. Je me serais attendu au contraire, preuve si besoin était qu’avec l’Europe tout est possible. J’aurais naïvement pensé que nous poserions nos conditions inflexibles, vu qu’on est a priori en position de force par rapport à un pays qui n’a pas grand-chose à proposer en guise de dot, ce qui l’aurait rendu “optimiste” façon méthode Coué. Mais non, ce sont bien les turques qui fixent les règles du jeu, et les pauvres cons d’Européens qui s’en accommodent. La Turquie n’a “plus rien à donner” et “exclut toute concession”. Beau coup de bluff, mais un peu gros, non? Non répondent en coeur nos responsables.

Pire qu’Aubry : la Bundesrepublik

31 août 2005

Parmi les surprises réservées à l’employé fraîchement débarqué de sa France natale, le système teuton d’horaires de travail figure certainement parmi les plus agréables. Et on ne plaisante pas avec l’Arbeitszeit ici. En comparaison, la France des 35h ferait presque figure d’enfer esclavagiste - pour les cadres en tout cas.

Ici, tout le monde, de l’employé de bureau lambda au manager, pointe. A ce que j’ai cru comprendre, seul le top management bénéficie d’un régime à part et ne compte pas ses heures. Tous les autres, et ça inclue des personnes relativement bien placées, sont priés d’indiquer à quelle heure ils arrivent et à quelle heure ils partent. On n’en est plus aux fiches cartonnées et cela se passe via un petit programme installé sur chaque PC. Donc voilà, tout le monde travaille officiellement 38h par semaine, et chaque minute supplémentaire est comptabilisée et récupérable en journée de compensation, qui viennent s’ajouter aux 30 jours de congé offerts. 38 par semaine, ça nous fait du très exactement 7h36 par jour.

Certains pourraient s’imaginer qu’il s’agit là de vagues consignes que personne ne respecte. Hum, et bien si en fait. On est en Allemagne après tout. Ainsi, la principale occupation des ressources humaines est de surveiller les heures supplémentaires de chaque employé et de rappeller à l’ordre les ceuss qui auraient l’idée de rester tard le soir. Tard le soir voulant dire après 18h. Sachant qu’une pause de 30 minutes est accordée pour le repas, et en partant du principe qu’on commence à travailler à 9h, ça nous fait un départ théorique vers les 17h. Voire avant pour ceux qui se sentent d’humeur matinale, car les horaires sont très flexibles. En général cependant, les employés restent jusque 18h, et mettent les voiles le vendredi en début d’après-midi. Et si un employé ne part pas, c’est son chef qui le met dehors : au moindre débordement suspect, les ressources humaines sont automatiquement averties et convoquent le responsable du fautif pour lui rappeler les règles en vigueur.

Je me suis dit au début “diantre, me voilà bien tomber”. Mon employeur ne fait pourtant que se soumettre au droit du travail allemand. Je ne suis pas là depuis longtemps, mais on m’a déjà bassiné un nombre incalculable de fois sur le sujet. Voilà ce qu’on peut lire sur l’intranet et désolé pour l’anglais, je ne fais que recopier :

According to the 3rd paragraph of the German Law on Working Time, ArbZG, no employee is allowed to work longer than 10 hours per working day. This is the maximum amount. Employees can work 8 hours per regular working day, i.e. 48 hours per week. The working time per working day may only be extended to 10 hours when the average of 8 hours per working day is not exceeded within a 6 month period (24 weeks).

Bien que ce soit parfaitement incompréhensible au commun des mortels, c’est appliqué. Si d’aventure quelqu’un travaille plus de 10h dans la journée, ça remonte à son n+2 qui doit signer un formulaire et justifier le débordement aux RH.

The reason behind this is that any infrigement of the maximum working time represents a civil offence. In actual fact, persistent infrigement may even result in criminal offence. We therefore plan to meet face to face with the managers of employees who have exceeded this working day maximum. Please understand that we may have to reserve the right on further action where necessary.

Aux dernières nouvelles, le respect des horaires va être incorporé à l’appréciation des performances des employés. Bien sûr, il reste toujours la possibilité de dire qu’on part -il suffit de cliquer sur une icône- et de continuer à travailler. C’est parfaitement possible, de même qu’on peut arriver à 8h le matin et s’enregistrer uniquement à 9h pour gagner une heure. Mais on m’a dit -et je tiens ça de plusieurs sources travaillant dans deux entreprises différentes- que certains soirs, les délégués syndicalistes font la tournée des bureaux pour contrôler que tout le monde est bien parti.

Partage du travail qui n’existe pas, criminalisation des heures supplémentaires et flicage syndicaliste, voilà qui pourrait donner de très bonnes idées à Martine et ses acolytes cégétistes.

Ach, mein Schneider ist reich

30 août 2005

Spéciale dédicace à Taranne, germanophile de son état. Le pire, c’est que tout est vrai.

Mais puisque je n’ai pas le choix, autant s’y mettre sérieusement

Retour

30 août 2005

De retour après une longue période d’inactivité.

Je compte bien reprendre un rythme de post un peu plus régulier, en élargissant les sujets à ces satanés allemands et à l’automobile, deux sujets sur lesquels il y a à dire.

Muslim Resort

19 juin 2005

Bien qu’étant relativement loin de la frontière française, j’ai eu la bonne surprise de constater que la radio de ma voiture pouvait capter, avec une qualité allant de très médiocre à acceptable, des programmes français tels que RTL ou France Infos. Première bonne nouvelle, je ne serai pas totalement déconnecté du monde médiatique franchouillard que la Terre entière nous envie. Seconde bonne surprise inattendue : étant proche d’une base militaire US, je capte parfaitement les programmes de l’AFN, la radio des GI.
Je suis tombé mardi dernier sur le show de Rush Limbaugh, une sorte de républicain enragé, dont le show est diffusé sur de nombreuses radios outre-Atlantique. Et ça déménage. Rush a ce bagou et cette intonation spéciale des présentateurs radio US, capables d’entretenir leur soliloque pendant 20 minutes, en s’énervant tout seul et en décochant des flèches bien senties, avec cette pointe de mauvaise foi qui rend l’exercice jouissif.

Le thème du jour était les conditions de détention des terroristes musulmans à Guantanamo. Manifestement, la polémique enfle aux Etats-Unis, notamment du côté démocrate. Mais Rush ne s’en laisse pas compter et contre-attaque. Je n’ai pas encore pu mettre la main sur l’intégralité de l’enregistrement de l’émission de mardi, un court extrait est disponible ici
(Source)

Retranscription:

As part of a new “advertising campaign” for the U.S. detention facility at Guantánamo Bay, Cuba, radio host Rush Limbaugh suggested touting the facility as “Club G’itmo, the Muslim resort,” a “tropical paradise down ther