Bon, après s’être bien marré avec le réchauffement, pleurons un peu sur l’économie. La crise est là, ça s’installe et ça va être pire. Pourquoi? Pour une raison simple: la France a choisi comme stratégie d’utiliser l’Etat et la dépense publique comme amortisseur. Outre que c’est pas une bonne idée par construction, cette stratégie s’inscrit dans un contexte qui la rend criminelle: l’Etat français n’a plus d’argent. Oh, il l’emprunte, mais il n’en a plus. Et quand un emprunteur n’a plus d’argent, le robinet de crédit s’arrête assez rapidement. Donc qu’est-ce qui se passe? On a creusé le déficit budgétaire à la dynamite: pour 2010, le déficit annoncé (qui ne manquera pas d’être explosé) est de 116 milliards, soit environ 10% du PIB. Mais ce ratio est faux: les recettes prévues sont de 268 milliards… 116/268 = 43% Oui, là ça fait mal, et c’est clairement pas tenable. Bref, l’inquiétude de Fitch, c’est du pipeau, et tout le monde le sait? Comment? C’est public: la Société Générale l’annonce à ses clients. Mais vous remarquerez que cet article cite un journal anglais. Et oui: c’est public, mais pas en France.

Non, en France, malgré tout ça, on continue de vouloir emprunter, et en plus, pour des conneries.

Et tout ça nous mène à quoi: une hypertrophie de l’Etat. Et du coup, comme l’Etat s’occupe de tout, l’Etat ne pourra pas faire faillite. Donc demandez-vous plutôt comment il fait pour rembourser: il augmentera les impôts, méchamment. Mais comment cela est-il possible en France, l’un des pays les plus imposés qui soient? Bonne question… Mais les têtes chercheuses de Bercy trouveront de quoi vous tondre.