Un excellent éditorial.

En résumé: le terme de crise économique galvaudé depuis trois ans pour décrire tout ce qui est arrivé est un faux-nez trompeur. Nous sommes passés d’une crise financière (provoquée par les banques et les institutions financières, malgré les différentes autorités de régulation qui existaient déjà, preuve manifeste de l’incapacité de l’Etat à réguler ces activités) qui a provoqué une crise économique (en particulier par l’arrêt brutal de l’activité de crédit, bloquant l’économie “réelle”) et incité les Etats à accroître de manière extraordinaire leurs dépenses (à la fois pour renflouer les banques – merci pour elles – mais aussi pour contrecarrer la crise économique – bonjour Keynes). Or, lesdits Etats étaient déjà formidablement endettés pour plein de raisons qui n’avaient rien à voir avec cette crise, et c’est donc désormais le troisième étage qui arrive: la crise de la dette qui ne va se régler que d’une seule manière: le sang (la réduction drastique des dépenses de l’Etat, et partant le nombre de fonctionnaires), la sueur (travailler plus longtemps à la fois chaque semaine mais aussi sur l’ensemble de la carrière) et les larmes (au revoir Keynes).